Histoire

Les Chiffres :

1 700 hectares de vignes.
300 Vignerons.
85 000 hectolitres.
Près de 10 millions de bouteilles vendues chaque année.

Les Dates :

1937 : naissance officielle de l’appellation Entre-deux-Mers.
1953 : le décret du 23 septembre définit de nouvelles conditions de production et désigne les cépages blancs qui composeront l’assemblage : le sauvignon, le sémillon et la muscadelle.

La région de l’entre deux mers, chargée d’histoire et de raisins …

L’histoire
L’histoire et l’identité culturelle de l’Entre-deux-Mers sont intimement liées à la vigne. Si la colonisation gallo-romaine instaure les bases d’un grand domaine agricole, ce sont les moines du Moyen Age qui assoient la réputation de ce terroir et de ces vins. En 1079, Gérard de Corbie fonde l’abbaye de La Sauve-Majeure. Les moines bénédictins défrichent la forêt, la silva major, et plantent la vigne. Ils travaillent à l’amélioration des méthodes culturales et établissent un commerce privilégié avec l’Angleterre. L’abbaye étend rapidement son influence. Un siècle après sa fondation, l’abbaye de La Sauve compte 76 prieurés sous sa dépendance.

La région se couvre alors d’églises romanes, véritables trésors de simplicité et de grâce.

Dans ce bout de l’Aquitaine anglaise des Plantagenêt, à la fin du 13e et au début du 14e siècle, on voit également émerger les premières bastides : Monségur (1265), Sauveterre, Pellegrue, Blasimon, Créon (1312)… Ces cités fortifiées signent encore aujourd’hui la personnalité historique de l’Entre-deux-Mers.

L’abbaye de La Sauve est aujourd’hui la propriété de l’Etat. Elle a été classée en 1998 au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.

La géographie
L’Entre-deux-Mers aurait tout aussi bien pu s’appeler entre-deux-marées. La région est située entre la Garonne, au sud, et la Dordogne, au nord, deux fleuves sous influence océanique. Lorsque viennent les grandes marées, les surfeurs s’y donnent rendez-vous pour dompter le mascaret, cette fameuse vague provoquée par la marée montante. 

Les deux fleuves ont laissé au fil des âges des nappes de sables, de graves et d’argiles qui s’entrecroisent avec les roches calcaires plus anciennes et offrent une inimitable diversité de terroirs. Le vignoble se situe sur de hautes terres entaillées par de nombreux cours d’eau qui ont formé des coteaux. Avec toutes sortes d’expositions, des sols à prédominance argileuse, très propices à la culture des vignes blanches et bercées par la douceur du climat océanique, les vignes trouvent en Entre-deux-Mers l’environnement idéal.

Produire de l’Entre-deux-Mers résulte avant tout d’un choix, celui des hommes qui sont à l’origine d’un important effort qualitatif. Efforts d’investissements, en recherche, en techniques de vinifications et d’élaboration, mais surtout un effort d’identité, afin que le vin soit aussi l’expression d’une détermination, d’un attachement à une région et à une culture.

Revendiquer l’Appellation Entre-deux-Mers, c’est manifester un particularisme fort au sein de la grande famille des Bordeaux. C’est aussi un acte sentimental qui témoigne au-delà de l’extrême diversité de ce terroir et des hommes qui le peuplent d’un attachement partagé pour une région et pour les valeurs qu’elle symbolise.

Les difficultés historiques de l’Entre-deux-Mers ont forgé le caractère de ses habitants qui font passer le développement du vignoble et la modernisation des installations avant le confort et les apparences. Cette exigence a fait des hommes et des femmes de l’Entre-deux-Mers les véritables pionniers de la vinification des vins blancs et aujourd’hui encore ils poursuivent leurs efforts …