Terroir

Ici commence une île, Entre deux fleuves, au nord la Dordogne et au sud la Garonne, vit l’Entre-deux Mers. La région respire au rythme des marées, qui remontent les fleuves et créent ce phénomène si magique qu’est le mascaret.

L’Entre-deux-Mers
apparait comme un territoire éloigné, rural.

Pourtant accessible depuis Bordeaux par le Pont de Pierre, elle conserve sa part d’exotisme.Le voyage est instantané et prometteur de découvertes - s’imprégner de sa culture et de ses paysages.

Passés les ponts c’est une lente ascension,

marquée par la douceur des paysages, alternant collines de vignes, de pâturages et de bois à perte de vue, colonisés par quelques villages et bastides concentrés. C’est à vélo qu’on l’apprécie le mieux, depuis sa piste cyclable - Roger Lapébie.

Le dépaysement depuis son départ de Bordeaux est remarquable

le silence et les oiseaux se répondent, la nature est douce et verdoyante. Ici chacun cultive son carré de potager, élève ses volailles, se promène, cueille ou fréquente les marchés aux vents diurnes comme nocturnes. C’est un esprit du sud-ouest qui s’épanouit sur des terres bordelaises.

C’est une terre d’attache.

On s’y ancre, on s’y implante.

Ici l’homme
est un terroir

Qu’est-ce qu’un terroir ? C’est bien-sûr un sol, un climat, une topologie, des cépages mais cela ne serait rien sans l’Homme. Ici plus qu’ailleurs il imprègne l’identité de l’AOP.

Ancrés et paysans,
à la tête de transmissions familiales, ces vigneronnes
et vignerons gardent la connaissance de leur terre
comme un joyau.

Ancrés et paysans, à la tête de transmissions familiales, ces vigneronnes et vignerons gardent la connaissance de leur terre comme un joyau.

Ils ont beaucoup de mémoire et d’ambition, et aussi des valeurs. Ils connaissent chaque pied de vigne. Ne les associez pas à des chatelains, ils ne le sont pas. Génération après génération, ils ont façonné une région, belle et harmonieuse.
Ici la vigne reste un des éléments du paysage.

Ils ont beaucoup de mémoire
et d’ambition, et aussi des valeurs.

Alors nous pourrions vous parler du climat océanique, de l’altitude, des argiles et des calcaires, mais nous préférons souligner notre différence : nos femmes et nos hommes. En Entre-deux Mers règnent, une revendication de la différence, une ambition, un esprit d’équipe, une résilience, bref un caractère de fier insulaire.

Chroniques de l’Entre-deux-Mers...

Si la colonisation gallo-romaine instaure les bases d’un grand domaine agricole, ce sont les moines du Moyen Age qui assoient la réputation de ce terroir et de ces vins. En 1079, Gérard de Corbie fonde l’abbaye de La Sauve-Majeure. Les moines bénédictins défrichent la forêt, la Silva Major, et plantent la vigne. Ils travaillent à l’amélioration des méthodes culturales et établissent un commerce privilégié avec l’Angleterre. L’abbaye étend rapidement son influence. Un siècle après sa fondation, l’abbaye de La Sauve compte 76 prieurés sous sa dépendance.